04.06.11
Things I'll never say
What's wrong with my tongue
These words keep slipping away
I stutter, I stumble
Like I've got nothing to say
I want to say so much but once I'm in front of you... I can't.
Forgive my silence.
19.04.11
Une histoire de dents.
Passé 9 heures, j'arrive à l'hôpital, avec ma mère on cherche un peu le bâtiment Eole. Je pense qu'ils ont dû trop lire l'Odyssée pour sortir des noms de bâtiments pareils...et puis, depuis quand on nomme des bâtiments ? Bref. Une fois qu'on a trouvé Eole donc, on cherche une infirmière qu'on trouve assez rapidement. Je lui dis que je viens ici pour me faire opérer des dents de sagesse, je lui donne mon nom, ect...
Je finis dans une chambre, avec pour objectif d'enfiler une de leur tenue hyper sexy appelée 'blouse'. Ce qu'il y a de bien à Eole, c'est que comme il est tout neuf – le bâtiment, pas le dieu – et bien ça met en confiance. Sérieusement, c'est plus rassurant que d'arriver dans un truc tout miteux franchement.
Ma mère est partie assez vite, elle avait des trucs à faire. Du coup, je me retrouve seule, dans une chambre qui n'est définitivement pas la mienne et heureusement d'ailleurs, qui ne m'inspire rien de bon. Là, franchement j'avais envie de rentrer chez moi. Mais non. Trop tard. L'infirmière m'a mit l'un de leur bracelet avec mon identité dessus qui sonnera si je tente de m'évader. Merde. Je vous jure, je l'aurai bien joué à la Jack Bauer à ce moment-là.
On m'annonce que je me ferai opérer vers 11h-11h30. Ok, ça va. Encore une bonne heure et demie à attendre quoi. En fait, j'ai pas tellement vu le temps passer vu qu'ils m'ont filé un cachet bizarre pour dormir, ce qui a fonctionné à merveille je dois l'avouer.
Vers midi, quelqu'un entre. Je pensais que c'était pour moi, et bah non ! Une femme rentre avec ses trois gosses et son mari. Elle aussi, elle vient se faire opérer des dents de sagesse. Sympa. On dit que plus on le fait tard, plus ça fait mal. Je suis bien contente de le faire maintenant, au moins, on en parlera plus. Et puis, si je n'étais pas venue ce jour-là j'aurais peut-être jamais vu Matthieu. (J'vous explique après.)
C'est qu'une bonne demie heure plus tard qu'on m'emmène enfin au bloc. Je me dis que c'est bon, le pire est passé. Tu parles ! Le pire, faut pas croire, c'est après que le chirurgien se soit fait un malin plaisir à te charcuter les dents comme un bon vieux sauvage ouais !
La suite, c'est un peu flou. Vive l'anesthésie générale. Je me souviens de la salle d'opération, où il fait d'ailleurs un froid de canard, à croire qu'ils veulent nous mettre en condition pour la suite si ça se passe mal. Corinne, l'anesthésiste, elle était hyper sympa, le genre à vouloir te rassurer direct. Et ça, franchement, quoiqu'on dise, c'est le top. Quand elle m'a mit le masque à oxygène, j'ai rigolé parce qu'elle et sa collègue étaient surprises que je ne me sois pas encore endormie, mouahaha elles ont cru qu'elles allaient m'avoir aussi facilement ? Oui bon, d'accord, après je me suis endormie...et pouf, après j'entendais des rires et des voix ! Honnêtement, sur l'instant, j'ai cru que j'étais en train de me réveiller en pleine opération ! Mais non, j'étais en salle de réveil...
Impossible de parler, j'avais la lèvre inférieure encore complètement anesthésiée. Oui, parce qu'en plus de l'anesthésie générale, le médecin à penser bon d'en faire une locale, en plus. Au cas où. J'avais de la glace autour de la tête, sympathique. L'infirmière me demande si ça va... Comment voulait-elle que je lui réponde, sincèrement ?! Un petit hochement de tête aura alors suffit à lui faire comprendre que oui, ça allait, bien que je me sentais complètement groggy.
Ils me disent qu'ils vont me ramener dans ma chambre. Youhouu ! Avec le beau Matthieu. Ah oui, alors attendez je vous explique. Matthieu c'est le beau brancardier qui m'a amené et ramené du bloc. Il se souvenait même du numéro de ma chambre, ce qu'à souligné une de ses collègues en lui disant « Évidemment, tu retiens quand c'est une jolie jeune femme ». J'aurais souri, si j'avais pu. Il m'a demandé si ça allait, j'ai tant bien que mal essayé de lui répondre que oui. J'aurais franchement voulu être crédible...mais avec une tête ressemblant fortement à celle d'un hamster...impossible.
Une fois de retour dans ma chambre, je vois ma voisine – de chambre – qui me demande si ça va. Je ne pensais pas être sujette à tant d'inquiétude de la part des gens. Même si venant d'elle je pense que c'était certainement plus pour se rassurer. Bref. Je me rendors. Puis quand je me réveille je revois Matthieu. Ah, il vient pour la voisine cette fois. J'ai aucune idée de l'heure qu'il est. Je me rendors. Vive l'anesthésie.
Plusieurs aller-retours d'infirmière plus tard pour vérifier ma tension, l'une d'entre elles arrive et me demande pourquoi je suis encore là. Comment pouvais-je le savoir ? C'était son boulot ça, pas le mien. Elle m'apprend qu'il est 18h30 et que je devrais être rentrée depuis une heure déjà. En plus, j'ai mal aux dents. On me file des médoc's, ça changepas grand-chose.
18h50, ma mère arrive, furieuse contre les infirmières qui ne l'ont pas appelé comme elles étaient censées le faire après ma sortie de la salle de réveil. Elle m'emmène, je lui dis que j'ai du sang plein la bouche mais qu'il faut que je l'avale – ce qui, entre nous, est absolument répugnant !
Aujourd'hui, j'ai la tête d'un hamster qu'on a sédaté. Bonnes vacances...
17.04.11
I can't stop looking at the door...
« Les gens ont besoin d'avoir des héros. Ça leur fait du bien de penser
qu'au milieu de l'horreur, il y a quelqu'un de spécial qui produit des miracles. »
_ grey's anatomy.
source : http://eternelles-citations.skyrock.com/
11.04.11
Intro.
Parfois, lorsque je rentre du travail, je me pose à la fenêtre, une tasse de Cappuccino entre les mains et j'observe la vie en dessous de chez moi. 18h. Heure de pointe au coeur de la ville. Les conducteurs roulent à vitesse folle pensant à coup sûr qu'ils seront plus vite chez eux. Les piétons eux, prennent leur temps profitant ainsi de la chaleur émanant des nombreux rayons de soleil que la journée leur offre. Certains sont étudiants, et le sac à l'épaule, ils apartent la rue, les écouteurs dans les oreilles les coupant du monde autour, et le portable dans une main attendant, impatients de recevoir un sms. M'écrira ou m'écrira pas ? La question la plus souvent posée par un jeune aujourd'hui, je crois.
Et le temps passe...inexorablement, sans nous attendre. Il est déjà 18h30. Il serait tant de se mettre au travail. Mais n'est-ce pas ce pourquoi je suis allée au bahut toute la journée ? Les devoirs attendront encore un petit peu. Le devoir maison « baroque » aussi. Les questions de politique également. Rien ne presse. J'ai encore tellement de temps devant moi. La journée vient à peine de commencer...
09.04.11
Say goodbye to all the places.
« Regarde-moi, bien. Je pars. Je ne sais pas encore où. Mais je pars, loin d'ici en tous les cas. J'ai besoin de nouveauté, de voir de nouvelles têtes, d'oublier tout ça. La routine a tapé dans ma vie comme un coup de tonnerre, et la routine c'est la mort. Alors je pars. C'est ce qu'il y a de mieux à faire pour nous tous. Je me retire. Je quitte le trône et le laisse à un autre qui se fera peut-être un plaisir macabre à triompher face aux autres tout en exerçant un pouvoir totalitaire. Mais je m'en fiche. Ce n'est plus problème car je pars. Où ? Je te le redis, je ne le sais très bien moi-même. Sans doute là où les orangers sont en fleurs et où les champs de coquelicot donnent aux yeux des touristes l'impression d'un monde en rouge. Non, pas d'un monde de sang et de pouvoir mais plutôt de perte de contrôle. Si tu veux me parler ? Tu ne le pourras pas car je pars là où rien ne passe, et encore moins la communication. Si tu pourras me voir ? J'en doute fortement puisque je ne pourrais nullement te communiquer le lieu où je me trouverai. Est-ce que je reviendrai ?
Personne ne le sait. »
22.03.11
I am more than you see
Bien que l'on croit trop souvent connaître les gens et avoir raison de leur faire entièrement confiance, ceux-ci se sont un malin plaisir - sadique ? - à détruire tout ce que vous pensiez venant de bon d'eux. Rumeurs, méchanceté, pire...l'ignorance. Il n'y a rien de pire que cela dans le sens où elle fonctionne en parallèle avec le silence et comme l'on dit bien souvent : c'est le silence qui tue. Non, je ne cherche pas du tout à copier les paroles bien qu'un peu simples de Grégoire. Mon dieu, non. Ce serait trop facile. Mais cette phrase est pourtant bien réelle. Les gens sont bien souvent le contraire de ce que l'on pense qu'ils sont, et c'est bien ça qui est dommage au fond. Mais comme on dit : asi es la vida.
18.03.11
Can we pretend that airplanes in a night sky are like shooting stars ?
J'aurai tant souhaité que cela n'arrive jamais, que jamais il n'apprenne tout ça. Malheureusement, voilà qui est fait.
L'humanité est dépourvue de toute moralité, voilà ce que je retiens de tout ceci. L'Homme pense sans cesse que ses actions et ses dires n'ont et n'auront aucunes répercussions, et pourtant ils en auront toujours, d'une manière ou d'une autre. C'est à croire que l'égoisme et la cruauté tiennent dorénavant la première place des critères humains malheureusement. C'est difficile à admettre, mais à première vue inévitable. L'Homme devient aussi monstrueux que possible.
C'est un fait, et il faut vivre avec ce poids sur la conscience.
26.02.11
GONE AWAY AWHILE
“ Tell me all the things I'll be missing here in this old life, because I just don't know. I think about you and all of the times that we shared, and oh, what a wonderful pair, we made it so far, here we go again... ”
« J'ai beau parler de mon départ, c'est comme si rien ne changeait.
Pourtant c'est cette décision qui change tout.
C'est comme s'il refusait ça.
Ou bien qu'il l'acceptait un peu trop bien.
En fait, je ne sais même pas ce qu'il en pense.
Peut-être s'en fiche t-il royalement, après tout.
Cela serait d'une certaine logique. »
23.02.11
How stupid could I be
La dépendance d'une personne à une autre n'est pas forcément une dépendance amoureuse. On peut tout à fait s'entendre merveilleusement bien avec quelqu'un et ne pas ressentir une quelconque attirance pour cette personne. Cela semble malheureusement échapper à bien des gens justement. Il est rare de pouvoir décider de qui l'on veut dépendre ou non à vrai dire, c'est l'une des choses qui ne semblent pas pouvoir se contrôler dans la vie. Malheureusement, dans certains cas.
“ Prends soin de toi. ”
Faut-il encore savoir le faire.
20.02.11
You can tell them how I let you go

Tu m'as dit « Je reviens. » alors je t'ai attendu. Seulement, tu n'es jamais revenu.
I never wanted you to go, but I'd be the last to let you know.



